Kessel

🎍 n°33 : Claudine Deslandres, la voie du cƓur

Chaque jeudi, votre pause bureau récréActive

On est foutu, on bosse trop
4 min ⋅ 01/10/2026

Bienvenue dans votre halte hebdomadaire.

Cette semaine, dans l’interview OxygĂšne, on reçoit une guide qui transforme les montagnes de doutes en sentiers balisĂ©s.


FEUILLE DE ROUTE KAMBA

1- Se relier Ă  un Premier de cordĂ©e

2- Prendre de la Hauteur

đŸ„Ÿ 3- Et une BouffĂ©e d'air

Bonne lecture 😊

ValĂ©rie Daviet, votre rĂ©dac’ chef


1- DU LIEN HUMAIN

PREMIER DE CORDÉE

Mettre en lumiÚre ceux qui créent du lien et un chemin.

Claudine Deslandres

Cartographe du sens

archive personnellearchive personnelle

Cette semaine dans KAMBA, on aborde ce vertige bien connu : le fameux brouillard décisionnel.

Ce moment critique oĂč vous tournez en boucle sur une question pro, oĂč un projet accroche dans une crevasse ou bien quand vous sentez qu'il est temps de grimper un cran plus haut, sans savoir par quel versant le prendre.

On bosse trop, on cogite trop (mais on se soigne).

Notre invité est une cheffe de cordée expérimentée qui allie la rigueur d'un piolet à la douceur d'un lait chaud. Installée en Normandie (elle a quitté Paris pour mieux respirer), Claudine est une coach « PCC » : autrement dit, elle a de la bouteille et des résultats.

Sa mission ? « Comprendre pourquoi on s’ennuie dans son job puis ajuster pour retrouver le plaisir ». Sa spĂ©cialitĂ© ? L’ikigaĂŻ.

Pourquoi Claudine est une KAMBA ? Parce qu'elle ne conçoit pas la rĂ©ussite sans le lien. Elle relie le sens aux compĂ©tences, le cƓur au travail, le manager Ă  son Ă©quipe.


⛰ Notre guide du jour partage avec nous ONZE pierres qui l’ont fait avancer sur son chemin.

1 đŸȘš Votre rituel imparable avant d'attaquer une paroi (un dĂ©fi) ?

—  Je planifie en dessinant des schĂ©mas (Ă  la main). Je visualise, j’organise, c’est plus clair quand c’est sous mes yeux.

2 đŸȘš La “gamelle” qui vous a le plus aidĂ©e ?

— J’avais mal prĂ©parĂ© une formation (en tant que sous-traitante) : je me suis retrouvĂ©e trĂšs mal Ă  l’aise, lucide sur mon manque de compĂ©tence. RĂ©sultat : les participants Ă©taient mĂ©contents et j’ai déçu mon donneur d’ordre. Grosse gamelle de dĂ©butante. Je me suis dit Â« plus jamais ». Ça m’a donnĂ© les bons rĂ©flexes : bien vĂ©rifier la demande en amont et le “pourquoi” de l'intervention, mais aussi Ă©valuer mes limites, le niveau et les attentes du public.

3 đŸȘš Votre “caillou” dans la chaussure, votre plus mauvaise habitude ?

— J’ai une fĂącheuse tendance Ă  Ă©garer des objets. Je peux vous dire que j’ai semĂ© un paquet de chargeurs et d’adaptateurs dans les salles de rĂ©union !

« La vie est trop courte pour travailler triste. Â»

4 đŸȘš OĂč ĂȘtes-vous encore trop sage pour sortir du troupeau ?

— Dans la partie « transmission Â». Je sais que je dois Ă©largir mon audience, j’en ai l’envie et les capacitĂ©s.  Diversifier les supports et les interactions, sortir du face Ă  face et du petit groupe.

archive personnelle - animation de groupearchive personnelle - animation de groupe

5 đŸȘš Votre dĂ©cision la plus audacieuse prise au doigt mouillĂ© ?

— En avril 2012, j’envoie un texto Ă  l’homme de ma vie, que je n’avais pas vu depuis onze ans (un “ex”, oui, mais c’était le bon 😊). Je lui ai proposĂ© de prendre un café  et je me suis retrouvĂ©e Ă  tout lĂącher pour aller vivre avec lui en Normandie.

6 đŸȘš C’était quoi, la derniĂšre fois que vous avez fait quelque chose pour la premiĂšre fois ?

— Apprendre Ă  manƓuvrer un voilier, Ă  jouer correctement le rĂŽle d’équipier.

7 đŸȘš Ce qui vous redonne du souffle quand vous ĂȘtes Ă  bout ?

— Aller marcher, aller nager. La forĂȘt, l’eau, la nature.

8 đŸȘš La rĂ©action de vos “explorateurs” (vos clients) qui vous touche le plus ?

—  Quand je vois le dĂ©clic dans leurs yeux, quand je sens que tout s’assemble, quand ils percutent d’un coup. Quand ils partagent avec moi leur prise de conscience et cette nouvelle voie qui s’ouvre Ă  eux.

« Le changement, pour ĂȘtre profond, n’a pas besoin d’ĂȘtre spectaculaire. Â»

9 đŸȘš Le “mantra” qui vous pousse Ă  rester vigilante ?

— On peut faire du travail sĂ©rieux sans se prendre au sĂ©rieux.

10 đŸȘš 3 objets de survie dans votre sac Ă  dos ?

— Une gourde isotherme remplie d’eau fraüche, un couteau suisse et un billet de 20 euros dans la coque de mon smartphone.

11 đŸȘš Avec quel “guide” (vivant) aimeriez-vous faire cordĂ©e ?

—  Avec ValĂ©rie Masson-Delmotte, une palĂ©oclimatologue française, spĂ©cialiste de l’évolution du climat.

« PrĂ©server les conditions d’habitabilitĂ© de notre planĂšte est un sujet qui me tient beaucoup Ă  cƓur. Â»

◆ ◆ ◆

Suivre Claudine

Claudine a dĂ©marrĂ© sa carriĂšre en tant que responsable marketing & communication pour un grossiste spĂ©cialisĂ© dans la vente d’articles de bureau. AprĂšs 30 ans de vie parisienne et « une perte de sens dans son travail », elle suit le cƓur et dĂ©mĂ©nage en Normandie.

FormĂ©e au profil comportemental DISC, Ă  la PNL, Ă  l’ikigaĂŻ et Ă  l'intelligence Ă©motionnelle, elle devient coach business et dĂ©veloppe ses propres formations.

« Nous sommes environ 500 en France Ă  ĂȘtre coachs certifiĂ©s PCC (Professional Certified Coach) par l’ICF*. »

*L'International Coaching Federation est la plus grande organisation mondiale de coachs professionnels.

Son site Internet

K  A  M  B  A  |  M  É  D  I  A
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N°33 — JEUDI 1er octobre 2026

2- DE LA HAUTEUR

EH OUI | Jammy

IKIGAI est un concept japonais qui peut se traduire par « le bonheur d'ĂȘtre toujours occupĂ© ». Cette philosophie de vivre est connue pour constituer l'une des raisons de l'extraordinaire longĂ©vitĂ© des habitants de l'Ăźle d'Okinawa. Aujourd’hui, en Occident, ikigai est utilisĂ© pour dĂ©finir la zone idĂ©ale oĂč se rencontrent Joie de Vivre et Raison d’Être.

Visuel : penseepositive.netVisuel : penseepositive.net

📍Petit test


POINT | de bascule

Peut-on trouver le plaisir dans un travail qui ne sert qu'Ă  payer ses factures ?

Le travail rĂ©pĂ©titif ou alimentaire peut-il ĂȘtre un lieu d'Ă©panouissement ?

âœđŸ» Vous avez quatre heures.

đŸ“Â« Au nom du travail, sain, fĂ©cond, gĂ©nĂ©reux / Qui fait le peuple libre et qui rend les gens heureux ! »

- Victor Hugo (poĂšme Melancholia, 1856)


MOT | pour mot

Au moment oĂč j’écris cette newsletter, c’est le gros barouf dehors : la mobilisation lycĂ©enne se poursuit ce 1er octobre partout en France, et notamment dans ma rue (photo ci-dessous). Les jeunes rĂ©clament le remplacement des profs absents, plus de moyens, une rĂ©novation des Ă©tablissements, des conditions d’apprentissage « dĂ©centes ». đŸ“Ł

Une manif’ bruyante mais pacifique

(« pacifiste », c’est quand on dĂ©file pour la paix).

Photo Philippe Ménard pour Sud OuestPhoto Philippe Ménard pour Sud Ouest

Le mot barouf vient de l’italien baruffa, qui signifie « procĂšs, querelle confuse Â». En ancien provençal, le terme baroufle signifiait « dĂ©sordre », « tumulte » ou « bagarre ».

Quoi qu’il en soit, ça « roufba » aujourd’hui sur le pavĂ© 😏


LANGAGE | des oiseaux

Discernement → discerne ce qui ment

📌 La “langue des oiseaux”, c’est une langue fictive, sonore et mystique, qui nous rĂ©vĂšle le sens cachĂ© des mots.

3- UNE BOUFFÉE D’AIR

LANGAGE DE RUE


UN INSTA

bestauditionco


D’UN TRAIT

Denis Pessin : « Dessinateur au Monde pendant trĂšs longtemps, Ă  slate-fr jusqu’à encore pas si longtemps. En roue libre depuis. »


CITATION

L'amour ne veut pas la durée ; il veut l'instant et l'éternité.

Friedrich Nietzsche

PANORAMA

« Difference » Islande ©Ivan Pedretti / World Nature Photography Awards 2024« Difference » Islande ©Ivan Pedretti / World Nature Photography Awards 2024


ENCORE UNE JOURNÉE SANS


Manger les pépins de raisin.


BIEN VRAI

« J’ai fait une tarte aux prunes, j’avais plus de prunes, j’ai mis des pommes ! » (Françoise, ma belle-mĂšre)



MERCI À TOUS CEUX

Qui modĂšlent, sculptent, taillent, restaurent. Qui disent comment-ça-va et qui Ă©coutent la rĂ©ponse. Qui accrochent, suspendent, installent, montent. Et aujourd’hui plus que jamais, merci Ă  tous ceux qui font avancer la recherche sur le cancer du sein.


POUR LA ROUTE

Heather Mallender a disparu

de Robert Goddard

Venue sĂ©journer sur l’üle de Rhodes pour se remettre d’un drame personnel, Heather disparaĂźt brusquement au cours d’une balade en montagne




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Le mot "Kamba" en Swahili ne désigne pas seulement la corde, mais l'art de relier.

Vous en voulez encore les alpinistes du quotidien ?

Il faudra attendre jeudi prochain.

Pour joindre la rĂ©dac’ et envoyer vos sujets : contact@bekamba.fr

Pour lire les autres chroniques d'altitude : plateforme KAMBA

Créer du lien, pas que du contenu.


🩅 Ć’il d’aigle et plume souple, mettre des MOTS justes sur votre vision.

mon site internet


đŸš© Si vous lisez KAMBA, c’est que votre to-do list ressemble Ă  la face nord de l’Everest ou que votre dernier fou-rire au bureau remonte Ă  la crĂ©ation de la police Comic Sans MS.

KAMBA vous fait du bien ? Faites connaĂźtre Ă  un ami.

 © Kamba, 2 bis rue Guynemer, 17100 Saintes - FRANCE (2026)

On est foutu, on bosse trop

Par Valérie DAVIET