🦘 Kamba n°11 : humour, altitude et cohésion

4 minutes et demie de respiration légère.

On est foutu, on bosse trop
5 min ⋅ 16/04/2026

🪢 D U L I E N

PREMIER DE CORDÉE | L’interview oxygène

Chaque semaine : mettre en lumière un “guide” qui crée du lien et un chemin.

Notre "guide" du jour s'accorde plutôt bien avec le concept de Kamba ☺️🪢Notre "guide" du jour s'accorde plutôt bien avec le concept de Kamba ☺️🪢

Caroline RODA

Travail au corps

Cette semaine, j’accueille un petit bout de femme au caractère bien trempé, qui a décidé que le mouvement serait sa meilleure thérapie.

À seulement 26 ans, Caroline a déjà vécu l'équivalent de trois vies pro. Pourquoi attendre ? Elle a commencé à travailler dès ses 16 ans. Autant vous dire que la "valeur travail", elle connaît. Et elle la pratique avec une résilience qui force le respect.

Caroline cohabite avec une maladie auto-immune, diagnostiquée alors qu’elle était enfant. Un traitement lourd et des douleurs l’accompagnent au quotidien, mais ne comptez pas sur elle pour s'apitoyer : ce défi de santé, c'est son moteur, celui qui lui donne cette urgence de vivre et cette capacité à rebondir plus vite que son ombre.

Parce qu'elle ne s’enferme pas dans une carrière toute tracée, Caroline a accepté de suivre son petit ami chef cuisinier pour une parenthèse en PVT. Permis Vacances Travail : le combo parfait dans une seule expression pour Kamba ☺️

Attachez vos ceintures, on décolle pour l’Australie !

©Amandine Carette, Glaze Gaze Studio©Amandine Carette, Glaze Gaze Studio

🛤️ Notre guide du jour partage avec nous ONZE pierres qui l’ont fait avancer sur son chemin.

🪨 Votre rituel imparable avant d'attaquer une “paroi” ?

- L'organisation. Je connais mes faiblesses, mes atouts et les portes de sorties. J'active mon bouclier et je me dis que si d'autres peuvent le faire, je le peux aussi.

🪨 La “gamelle” qui vous a le plus aidée ?

- La maladie.

Quand on est malade, soit on subit, soit on se bat. Elle a toujours été mon point faible, à me ralentir et me faire obstacle. Mais j'ai eu le déclic de me dire qu'il fallait en faire un point d'ancrage pour me pousser à faire mieux et ne pas la laisser gérer ma vie. Aujourd'hui, la maladie me permet de passer chaque obstacle en étant fière de moi. 

🪨 Votre “caillou” dans la chaussure ?

- La procrastination. J’attends le dernier moment pour effectuer une tâche. Mais je travaille dessus !

« J’avais un poste en CDI, j’avais mon appartement,

mais j’ai accepté de casser le moule. »

🪨 Où êtes-vous encore trop “sage” pour sortir du troupeau ?

- Je ne me sens pas forcément légitime d'avoir un point de vue différent, de faire les choses pas comme les autres.

🪨 Votre décision la plus audacieuse prise au doigt mouillé ?

- Publier mes poèmes. Écrire c'est ma passion, ma liberté. 

🪨 Votre dernière… première fois ?

- Tout quitter pour partir à l'autre bout du monde. Sortir de ma zone de confort, raviver mes insécurités pour aller découvrir ce que le monde peut nous apporter de plus doux et de plus authentique. 

« Ici (en Australie), j’ai un poste en caisse dans un petit supermarché. J’adore la relation client, ça m’apporte beaucoup, ça m’ouvre directement sur d’autres cultures, ça crée du lien. »

🪨 Ce qui vous redonne du souffle quand vous êtes à bout ?

- Écrire, écouter de la musique.

Ça me donne l'occasion de vider mon esprit et de me concentrer sur ce que je vis, ressens. C'est ma bouée de sauvetage, ma source de motivation. Partager mes états me permet de les comprendre et de pouvoir avancer. Parfois même de faire avancer les autres.

 La réaction de vos “explorateurs” (lecteurs) qui vous touche le plus ?

- De voir qu'à travers mes maux à moi, d'autres se sentent légitimes de parler des leurs. Ou juste quand ils se les approprient. C’est un accord silencieux qui nous unit, on se comprend et par conséquent, on se sent moins seul dans nos combats. 

🪨 Le “mantra” qui vous pousse à rester vigilante ?

- Tout peut s'arrêter demain, alors vivons aujourd'hui.

🪨 Trois objets de survie dans votre sac à dos ?

- Un papier, un stylo et de la musique. 

🪨 Avec quel “guide” (vivant) aimeriez-vous faire cordée ?

- Avec Marc Lesggy* par exemple. J’ai été son assistante de rédaction et il est fantastique, tellement inspirant. La meilleure référence que j’ai pu avoir en journalisme.

*De son vrai nom Olivier Lesgourgues : présentateur emblématique de l’émission TV e=M6. Ingénieur agronome de formation, il est devenu au fil des années une figure incontournable de la vulgarisation scientifique.

◆ ◆ ◆

Caroline a grandi en Haute-Garonne. Après ses études en journalisme à Toulouse, elle a effectué des missions en radio et presse écrite. Responsable d’un point de vente presse (Relay de gare), hôtesse d’accueil en saisons, elle a gardé le goût du contact clientèle et du challenge.

Son secret pour ne pas sombrer dans le "on est foutu, on bosse trop" ? - L'expression artistique. Les mots pour panser les maux, la photo pour capturer le beau.

Contact : rodacaroline81@gmail.com

K  A  M  B  A  |  M  É  D  I  A
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N°11 — JEUDI 16 AVRIL 2026

🏔️ D E L A H A U T E U R

EH OUI | Lesggy

Pourquoi on gribouille ou on marche en téléphonant ?

Les "gribouilleurs" retiendraient même jusqu'à 29 % d'infos en plus.

📍 Réponse avec Marc Lesggy


T comme « Trois » | pour l’Australie

Le PVT australien est le seul au monde qui permet de rester jusqu'à TROIS ans dans le même pays. Rêve de milliers de Français avec : ses grands espaces, ses plages paradisiaques, son salaire minimum le plus élevé au monde et sa qualité de vie exceptionnelle. Chaque année, plus de 25 000 frenchies partent en PVT.

…Dont ma grande fille, qui s’envole pile dans deux mois pour le pays des 🐍, des 🕷️, des 🦈 et des🐊. Pas pendant 3 ans j’espère😢

📍 Salti


BACK | packer

A l’origine, ça désigne un voyageur "avec un sac à dos". Mais en Australie, le backpacker est devenu une véritable institution, une catégorie sociale à part entière. 🎒 Le backpacker, c'est le voyageur qui privilégie la liberté et l'expérience sur le confort.

Il existe même des sous-catégories : Le Flashpacker = Celui qui a un peu plus de budget, un meilleur sac à dos, et qui s'offre parfois une chambre privée. Le Grey Nomad = Le retraité australien qui parcourt le pays en caravane, souvent très solidaire avec le jeune backpacker.

🧳 Prêts à troquer votre valise contre un 70 litres ?


POINT | de bascule

L’ironie suprême du marketing en 2026 : on demande à un robot d’humaniser au maximum sa communication. On utilise des processeurs de silicium pour apprendre à nos textes comment « avoir du cœur ». Le monde à l’envers…

Quel est le danger ? Que l'IA devienne trop humaine ou que l'humain devienne trop paresseux ?

✍🏻 Vous avez quatre heures.


LANGAGE | des oiseaux

Salopard ! Sale eau part ! → je sais pas si c’est bien du langage des oiseaux, mais j’aimais bien l’image…

📌 Lalangue des oiseaux”, c’est une langue fictive, sonore et mystique, qui nous révèle le sens caché des mots.

🎒 U N E B O U F F É E D’ A I R

LA BOULETTE

Aujourd’hui, présentation d’anglais. Étant complexé par mon accent, je stresse mais arrive tout de même à la fin. La prof : « Vous parlez anglais à la maison ? » Moi : « Oui, mon père est anglais. » Elle : « Et vous le voyez souvent ? » - Source : VDM

📍 Envoyez-nous vos anecdotes de bureau. 

Kamba en fera peut-être votre moment de gloire dans la prochaine édition (anonymat garanti) : contact@bekamba.fr


LE CANARD

Caroline nous a raconté comment ils disaient une “oie” dans sa petite ville de Nouvelle-Galles du Sud :

« A big duck » 🦆😄

Mais si votre fermier vous dit : Stop being a goose !, il ne vous demande pas de pondre un œuf.

📍Voir aussi le slang australien


CITATION DU JOUR

C’est votre exemple qui change le monde, pas vos opinions.

Paulo Coelho


PANORAMA

©Francisco Negroni - concours Sony World Photography Awards©Francisco Negroni - concours Sony World Photography Awards

Volcan Villarrica au Chili


UN TRAIT

📍Voutch


UN LIVRE

Le Livre du Voyage

de Bernard WerberLe livre de la semaine nous a été recommandé par Caroline : « Je l’ai lu quand j’étais au lycée, c’est devenu mon livre-ressource. Je m’y replonge régulièrement. Il est très court mais il permet de s’envoler.»


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Le mot "Kamba" en Swahili ne désigne pas seulement la corde, mais l'art de relier.

Vous en voulez encore les alpinistes du quotidien ?

Il faudra attendre jeudi prochain.

Pour joindre la rédac’ et envoyer vos sujets : contact@bekamba.fr



🚩  Si vous lisez KAMBA, c’est probablement que votre to-do list ressemble à la face nord de l’Everest, que votre dernier fou-rire au bureau remonte à la création de la police Comic Sans MS. Bonne nouvelle : on est là pour vous alléger la charge.

Cette bouffée d’oxygène vous a aidé à respirer ?

Partagez-la à un ami.

 © Kamba, 2 bis rue Guynemer, 17100 Saintes - FRANCE (2026)

On est foutu, on bosse trop

Par Valérie DAVIET